...

Je voulais jouer. Je voulais tout. L'explosion époustouflante de la vie. Tant pis pour les cendres du feu d'artifice. Tant pis si elles me brûlent en retour. Alors j'ai attrapé les flammes à pleine mains. Je voulais brûler. Sentir la châleur du monde entre mes doigts. Je voulais avoir l'impression de vivre. J'ai attrapé les flammes mais elles ne m'ont pas brûlées. Elles glissent le long de ma main, tourbillonnent autour de mon poignet. Elles sont douces. Je ne m'y attendais pas. Je ne sais pas faire face à ça. Je ne sais pas faire face à la caresse tant désirée du vent sur ma peau. J'étais prête pour les flammes. Je ne comprend plus. Je les veux ces flammes. Je les veux... mais le vent. L'indecision me ronge et je ne sais que faire. J'ai à portée de main une brise légère semblable à celle que j'ai tant attendue, mais le temps à passé et je n'attend plus que le feu. Alors quoi? J'ai tout et rien. Je veux tout et je ne prend rien. Je voulais être forte pour résister au feu et voilà que je flanche sous le vent... Mais je ne peux pas non. Je ne peux pas revenir en arrière. Le retour est sombre et douloureux. Alors j'avance. Tant pis si mon feu d'artifice brûle tout autour de moi? Je ne sais pas. Je ne veux pas. Suis-je trop dure ou pas assez au contraire? Dois-je avancer ou reculer? Suis-je sur le mauvais chemin?


Je veux du feu.
Je veux du vent.

Et une tempête de feu?
Ou le souffle d'une flamme?

# Posted on Thursday, 04 June 2009 at 4:07 PM

Soit forte et tais toi.

Inutile babillage.Si les masques ne tombe pas c'est parce que c'est inutile.Marcher sans but.Puis courir sans but.Qu'importe la direction prise.Qui s'en soucie?Qu'est ce que cela change?Partir en fumée.S'envoler dans un rêve iréel.S'y blottir.Décorer ses chimères de mille et un arcs-en-ciel.Pour que le rêve soit beau.Pour que le rêve protège,un peu,de la réalité.Mais la fumée s'evanouie.Quel que soit le chemin.Rien ne retient la paix.Balance ton mégot.La course infinie reprend son cours sous les regards brulants.Et chaque pas est torture.Une résignation lancinante.Sans jamais trouver la route.Se retourner sans cesse.Hésiter.Avoir peur.Malgrès les sourires.malgrès que le soleil brille.Juste avancer parce qu'il le faut.

# Posted on Friday, 20 March 2009 at 5:12 PM

Il neige.Tout devient blanc.Pur.Plus rien n'a d'importance,la neige efface tout.La neige pardonne à tous.Elle efface les larmes,le sang...La lumière est irréelle,mélange de vides et froids.Le silence est intenable,insuportable quand seuls nos pas crissent sur la neige fraiche.Un silence doux,chaud,mou.Un silence beau,fou.Les flocons de lumières flottent dans ce silence qui semble les retenir encore un peu dans la pureté du ciel.Et lorsqu'ils touchent enfin le sol ils explosent et se fondent à l'infinie blancheur.Quand sur tes cils gelés se pose un flocon étoilé tu aperçoit un caléidoscope de beauté,un monde démultiplé,sanglant de trop de blanc.En un battement de cil tu détruit l'infini,tu détruit l'immortel.Et un soufle de vent balai sur ton visage une vague de perles blanches qui fond sur l'enfer de ta peau et ruiselle le long de ta joue.Le temps s'arrête un instant,les flocons cessent de tourbilloner,la goutte tombe et la course folle de la poussière blanche recommence.Un bruit sourd traverse le désert de neige,il te parvient étouffée,inhumain,inachevé.Et le hurlement de tes pas te semble encore plus fort encore.tu ralenti,tu te fait plume,tu voudrais disparaître.Tu es comme loup au milieu des moutons.Comme un tache de sang rouge éclatante sur ce blanc si pur.Les cristaux de neige piquent ton visage à chaque pas,comme les minuscules aiguilles froides de la mort.Ta respiration sacadée recouvre l'air d'un voile de fumée à chaque battement de ton coeur.Tes joues roses de froid illumines ton visage pâle et glacé.Tes yeux brillants de larmes scintilles comme deux immenses flocons perdus dans la tempête.Comme un navire perdu un mer tu avance au hasard, tu viole la pureté du monde de tes pas insolents,tu brise la patiente union de milliard de cristaux de glace.Et ton coeur s'accèlère,ta respiration devient suplice, le froid pénétre ton corp jusqu'à glacer tes poumons.La blancheur grisonnante du ciel se fond avec la blancheur éclatante du sol.L'horizon disparaît dans un nuage immateriel.Et lorsque tu lève les yeux tu crois devenir fou,au dessus de toi des millions de perles de nacres naissent du néant,ton regard se perd dans le labyrinthe infini que forme la neige là au-dessus.Et chaque flocon te paraît différents de l'autre,comme chaque homme ici bas mais une fois au sol ces milliards d'individus ne sont plus rien qu'un océan ne neige que tu pietinne lentement dans un silence de mort.

# Posted on Wednesday, 10 December 2008 at 1:37 PM